Je vais passer une bonne journée cette nuit
Maintenant que Chéri a bien emménagé à Grenoble et que notre nouveau rythme de vie s’installe petit à petit, je recommence à trouver un peu de temps pour moi, entre le boulot et le boulot. Du vrai temps libre, où tu n’as plus qu’à choisir à quel loisirs tu vas bien pouvoir t’adonner. Pas du temps disponible pour faire les courses, amener ta voiture au garage, remplir des dossiers ou faire des papiers. Du temps libre.
Et en ce moment, je profite au maximum de ce temps pour lire.
J’avais une jolie liste de livres que je voulais acheter, que j’ai enfin pris le temps de transformer en jolie pile de bouquins qui veulent être lus. Des livres touchant à la psycho surtout.
J’ai commencé par celui qui prête son nom à mon article: Je vais passer une bonne journée cette nuit, de Brigitte Lavau, conseillé par ma copine E. en psycho elle aussi.
Voilà ce que dit la quatrième de couverture:
« Souvent, quand je dis que je travaille avec des adolescents autistes, les gens me répondent “ Ah… ça doit être dur ! ”. Chaque fois, je réponds : “ Non, c’est marrant ”, mais je vois bien qu’on ne me croit pas et c’est fort compréhensible. On se dit que le quotidien doit forcément être empreint de souffrance, de silence et de cris, dans un hôpital sordide, peuplé de médecins sadiques qui vous font des lobotomies transorbitales…
La réalité est un peu différente. »
Brigitte Lavau est éducatrice spécialisée dans une institution pour adolescents autistes. Sans nier leur drame, elle pose ici un regard inédit sur eux et leur façon si singulière de concevoir le monde. Dans ce type d’établissement, l’équipe soignante ne doit pas répondre seulement aux angoisses des jeunes autistes mais aussi à celles de leurs familles. La bonne humeur est un moyen pour lutter contre le découragement, la routine, et pour faire face aux perpétuelles questions des adolescents ou à leurs réactions imprévisibles.
Avec sa cafétéria, son atelier théâtre ou son «groupe actualités», l’hôpital de jour «Les Jonquilles» est un lieu bien plus vivant qu’on ne l’imagine ! On y suit au quotidien Victoria, François ou Fatima, les éducateurs, les psys ou l’infirmière avec qui nous partageons les moments de rigolade comme ceux de tristesse ou de douleur.Grâce à son écriture vive, sa sincérité et son parti pris d’optimisme, Brigitte Lavau nous apprend à accepter un univers qui, le plus souvent, nous donne envie de fuir.
Brigitte Lavau est éducatrice spécialisée depuis 1998 dans plusieurs institutions accueillant des adolescents autistes (ou troubles apparentés). Dans ce premier livre accessible à tous, drôle et émouvant, l’auteur découvre son métier et nous entrons avec elle dans le monde méconnu d’une institution dite « spécialisée ».
Et bien je l’ai dévoré en 3 jours. Ce livre est juste génial.
Ce qui m’a plu déjà, c’est qu’il m’a replongée dans mon stage en Hôpital de Jour moyenne enfance de l’année dernière. Stage que j’avais quitté avec une larme à l’oeil et auquel je pense aujourd’hui avec pas mal de nostalgie.
Ensuite, j’ai aimé la vision de Brigitte Lavau. Une vision très optimiste de ce que sont ces adolescents, dans leur particularité. Une vision qui, je crois, ressemble assez à la mienne finalement.
On s’attache tout de suite aux jeunes décrits dans son livre car elle a su les dépeindre sans jugement de valeur, dans un discours vrai et sans chichis.
Au final, un livre réellement accessible à tous, même ceux n’ayant aucune notion sur la psychose ou l’autisme puisque Brigitte Lavau n’est pas là pour faire une étude de cas mais simplement un récit de la vie quotidienne sur son lieu de travail.
Je me suis dit que comme je vous abandonnais un peu au profit de mon travail en ce moment, ça vous ferait peut être plaisir de pouvoir découvrir ce que je fais de ma vie à travers ce livre. :)
Les listes de ma vie
Sur ma wishlist d’anniversaire, il y avait le livre My Future de Listography (certains livres de la collection sont dispos chez Bird on the wire). Un livre pour consigner « all I hope to do in lists ». En gros, tout ce que je voudrais faire, un jour, à lister dans ce joli livre.
Déjà, j’ai une forte tendance à lister les choses que j’ai à faire, que ce soit des trucs à ne pas oublier dans la journée ou encore de nouveaux artistes à écouter, des films à voir, des livres à lire… un jour.
C’est rassurant, les listes. On est certain de ne rien oublier, ça permet de s’organiser simplement. Et puis c’est très satisfaisant de rayer les choses à faire les unes après les autres.
Ce qui est bien avec My Future de Listography c’est que chaque page propose une nouvelle liste, un nouveau thème. Des grands classiques (films à voir, pays où voyager, villes à visiter…) à ceux auxquels on aurait pas vraiment pensé (les futurs costumes d’Halloween, les personnages de fiction avec lesquels on voudrait passer du temps, les habitudes à déshabituer…). Remplir ces listes, se creuser la tête pour les remplir, c’est aussi réfléchir à des choses qui ne nous avaient pas vraiment effleuré l’esprit, c’est voyager, imaginer, rêver, s’introspecter. Un exercice pas toujours facile mais néanmoins enrichissant et divertissant.
J’ai adoré découvrir chacune des listes que l’on me proposait.
Si on en a pas assez, on peut s’inscrire sur le site Listography et créer ses propres listes et les partager, ou les garder pour soi.
Un autre truc super chouette sur Listography.com, c’est le générateur de listes. Un clic et il vous invente une nouvelle liste à remplir!
Et pour toujours avoir ses listes avec soi, il existe l’application Listography pour Iphone.
Elle coûte 1,59€.
J’adore. Je m’en sert tout le temps, pour tout et n’importe quoi! C’est un peu une annexe à ma mémoire de poisson rouge. Sauf que elle, elle n’oublie jamais rien. (Je sais pas trop comment elle fait ^^’)
Toi aussi deviens une Paulette (ou un Georges)!
Il y a quelques temps, sur Twitter, j’ai découvert Paulette Magazine.
Un féminin tout neuf, et différent. Par les lecteurs, pour les lecteurs.
Lassée par beaucoup de magazines, n’ayant plus l’envie réelle de les acheter et de les lire, l’impression de lire toujours la même chose, j’ai été tout de suite séduite par le concept et ai décidé de participer au lancement du premier numéro papier.
C’est comme ça que j’ai reçu mon Paulette Mag fin de semaine dernière!
Et je l’ai dévoré. D’une traite.
J’ai adoré son look que l’on pourrait considérer comme épuré par rapport à ce que l’on a l’habitude de voir. C’est vraiment très joli, le graphisme est top, des silhouettes dessinées remplacent les photos de certains articles. Les pubs sont rares, ciblées et font partie intégrante du magazine. Fini les 50 pages de pubs vues et revues, partout, tout le temps. Les quelques pubs de Paulette sont de vraies découvertes.
J’ai aussi beaucoup aimé ses rubriques. J’ai eu la sensation d’être vraiment touchée et intéressée par les différents sujets. Paulette est proche de ses lecteurs, de ce qu’ils aiment et de ce qui les fait vibrer. J’ai adoré retrouver de jeunes créateurs que j’affectionne et en découvrir d’autres. Trouver ma copine de blog Victoria dans la rubrique Paulette ♥ blogs était trop chouette! Et j’ai aussi pu découvrir d’autres personnes à suivre.
C’est ça, Paulette Mag. En tant que lecteur fondateur, on peut écrire des rubriques, proposer des sujets, participer aux évènements Paulette, se retrouver dans les pages du magazine et même en faire la couverture!
Pourtant, au départ, rien n’était joué pour moi. Comme je disais plus haut, j’ai été lassée des féminins et était un peu sceptique quand au fait que j’accrocherais vraiment à Paulette Magazine.
Maintenant, plus aucun doute. Je me suis abonnée aux trois prochain numéros et c’est aussi pour ça que je vous en parle.
La sortie en kiosque sera déterminée par le nombre d’abonnements vendus. 30 000 ventes au 3ème numéro et c’est gagné!
Alors toi aussi deviens une Paulette ou un Georges lecteur fondateur, et abonne-toi à Paulette Magazine! Un seul numéro pour commencer (4€), ou trois d’un coup (9,90€), c’est comme tu veux. Tu ne seras pas déçu, foi de moi-même.
Sukkwan Island
Je trouve un instant pour vous parler bouquin! Cet article est comme un miracle puisque c’est le seul livre ne traitant pas de psychologie que j’ai lu depuis octobre, au moins.
J’en profite d’ailleurs pour m’excuser encore une fois de mon absence chronique sur le blog mais quand j’aurais un peu de temps je n’ai pas la force. Je pense que vous ne m’en tiendrez pas trop rigueur.
Donc, ces deux derniers week-end j’ai un peu profité en partant à Paris pour un weekend de filles puis à Lyon avec Chéri. J’ai sauté sur l’occasion et me suis jetée sur l’un des innombrables romans en attente d’être lus au pied de mon lit (j’ai comme une seconde table de chevet qui pousse…!) en me disant que ça m’occupera quelques heures de train.
J’ai jeté mon dévolu sur Sukkwan Island, de David Vann. En vérité je l’ai choisi parce qu’il fait seulement 220 pages. Il est peu encombrant et j’étais sur de le finir rapidement.
J’ai connu ce livre grâce à la chronique littéraire du magasine de la santé sur France 5. Gérard Collard assurait un retournement de situation à vous laisser sur le derrière à une page précise dont j’avais oublié le numéro. Il avait été très convainquant quant à la qualité de ce livre et c’est pourquoi je l’avais acheté sans trop me poser de questions.
C’est l’histoire d’un père, dentiste, qui plaque tout et achète une île en Alaska pour y passer un an avec son fils de 13 ans qu’il a un peu perdu de vue depuis son divorce avec sa mère. Sukkwan Island est une île perdue parmi d’autres, accessible uniquement par hydravion ou bâteau, pourvue d’une seule cabane sans eau ni électricité. Le père et le fils apprennent à survivre et à se connaître tant bien que mal dans cette nature quelque peu hostile au climat peu clément. Mais un évènement aussi tragique qu’inatendu va tout faire basculer.
Ce roman est facile à lire, on se plonge vite dans l’univers un peu angoissant de cette île perdue et on prend plaisir à découvrir la personnalité de nos deux personnages, faisant un petit tour dans les tréfonds de leur âme. A un moment j’ai quand même commencé à me demander comment David Vann allait s’en sortir et si tout ça n’allait pas commencer à tourner en rond. Puis vint un premier rebondissement. J’ai pensé que c’était LE retournement de situation dont nous parlait avec tant de vigueur Gérard Collard et j’ai été un peu déçue. Donc autant vous dire qu’arrivée au moment fatidique je suis restée bouche bée. Je ne m’y attendais pas un instant. J’ai mis un paquet de temps avant de m’en remettre d’ailleurs. David Vann ne nous ménage pas et c’est ça qui est bon!
Ça faisait longtemps que je n’avais pas apprécié un roman comme ça, je vous le recommande chaudement.
Sexe, diamants et plus si affinités…
Ca y est! J’ai enfin réussi à le terminer. Il est vrai qu’entre les révisions et les partiels, j’avais été une fille plutôt overbookée et j’avais dû laisser le livre de côté. En plus, je suis doublement à la bourre puisque finalement ça fait déjà un petit moment qu’il est sorti. Mais il faut savoir que malgré le fait que plus le livre est volumineu, plus j’aime, j’aime encore plus les éditions poche que je peux trimballer partout. D’où mon retard, dû au fait que j’attendais la publication en poche chez France Loisirs.
Voilà! Maintenant que je vous ai raconté mon insignifiante vie et que ça fait une belle jambe à tout le monde, je me dois de parler du bouquin susnommé (tout de même, c’est la moindre des choses)!
Alors, pour une fois, je ne donnerais pas l’impression de vivre dans un monde de bisounours où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil parce que je n’ai pas été subjuguée par ce bouquin. C’est vrai que généralement quand je n’aime pas, je lâche assez rapidement et sans scrupule (parce que j’ai toujours une pile de nouveaux livres merveilleux qui m’attendent) mais concernant celui là j’ai eu envie de persévérer. En fait je dois dire que c’est le nom de l’auteur qui m’a donné la foi, ayant adoré son premier roman: Le Diable s’habille en Prada.
Malheureusement, et avec beaucoup de déception car j’en avais vraiment envie de ce bouquin, je n’ai pas réussi à accrocher. Ou plutôt si, mais pas avant la page 250 (à titre indicatif >_<), c’est à dire une 100aine de pages avant la fin… L’histoire me paraissait pourtant sympa, je vais d’ailleurs vous donner tout de suite un petit résumé avant de continuer:
« Emmy, Leigh et Adriana sont amies depuis six ans. Belles, sexy, dans le vent, elles connaissent par coeur tous les endroits tendance de Manhattan. Pourtant, lors d’une soirée un peu trop arrosée, elles font un pacte qui va bouleverser leur existence : chacune des trois doit changer radicalement de comportement surtout à l’égard du sexe fort ! Mais si transformer une bomba latina en jeune mariée n’est pas une mince affaire, convertir une grande romantique au libertinage relève presque du miracle. Quant à faire dévier du droit chemin une workaholic sur le point d’épouser l’homme de sa vie et de s’installer dans l’appartement de ses rêves, c’est carrément mission impossible ! Sauf que, c’est bien connu, la vie est pleine de surprises. »
Les personnages sont sympas mais j’ai eu la sensation de ne pas avoir le loisir d’approfondir mes connaissances sur leurs personnalités respectives. Les choses se déroulent trop vite, ou trop lentement, on arrive pas à se décider, j’ai parfois eu l’impression qu’elle survolait des choses pourtant importantes. Mais c’est une impression bizarre que je suis peut être la seule à avoir. Ou tout simplement n’étais-je pas sur la même longueur d’onde que l’auteur? Possible. Après tout, je me souviens avoir été vexée par 2 ou 3 passages, me reconnaissant dans des critiques lancées par les personnages. Trop susceptible moi? Noooooooooon! Rassurez-vous, le livre est toujours intact et mon ego aussi, je sais quand même faire la différence entre la fiction et la réalité! Pas lu au bon moment sans doute. N’empèche que je l’ai lu jusqu’au bout et que j’ai quand même fini par m’attacher aux personnages, mais la passion n’y était pas. Et j’aime ressentir les choses quand je lis. Toutefois, si jamais il vient l’envie à Lauren Weisberger d’écrire une suite, je serais plus que tentée de l’acheter, pour combler les lacunes du premier.
Sans rancune! =^)






























