Dragueur expérimental
Photo: Ellie Simpson; Titre: E -double- lie; Site: WeHeartIt; Lien.
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Les amis, ça fait deux fois qu’il m’arrive une situation de drague carrément WTF, il faut que je vous conte tout ça, qu’on rigole un peu ensemble.
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On connait toutes le type relou qui t’accoste comme ça dans la rue (« Hé hé ! Mademoiselle ! T’es trop bonne! »), souvent ça va pas plus loin. Et c’est tant mieux. Parce que quand c’est le cas, c’est le carnage. Même si c’est marrant et que ça rajoute une 150ième anecdote à raconter en soirée rigolade, sur le moment t’as juste envie d’envoyer le type au salon de la drague prendre quelques cours.
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Récit.
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Notre premier cas, nous l’appellerons Canette. Vous comprendrez pourquoi.
Après le second Twapéro Grenoblois, avec Alex, Fredo, et Fil, comme on avait encore trop de sang dans l’alcool et qu’on était encore avide de sensations fortes, on a décider d’aller en boîte. A la Villa Bayard si vous voulez tout savoir.
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Quand on se trouve enfin à vouloir rentrer chez nous, il est 3h30 du matin. Tout va bien. Place Grenette, on est prêts à nous séparer. La ville dort, pas un chat à l’horizon, ni même un coma éthylique, c’est dire si c’est calme, Grenoble, une nuit de mercredi. Quand tout à coup, arrivé de nul part, v’là Mr Canette !
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Canette est un petit racaillon pas bien effrayant vêtu de l’uniforme de rigueur : jogging blanc et maillot de foot. Rien de bien extraordinaire. Il nous tend une canette d’Oasis et nous explique qu’il n’arrive pas à l’ouvrir car le petit goupillon est détaché. Alex entreprend de lui porter secours. Évidemment, vu l’état dans lequel on peut imaginer qu’Alex se trouve après un Twapéro qui finit sur le dancefloor (poke :3), après 5 minutes et 3 doigts, la canette ne laisse toujours pas échapper son précieux breuvage.
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Mais comme on est quand même serviables, Fil prend le relais. Je ne m’étalerais pas sur son talent d’ouvreur de canette sans goupillon, ce serait risquer de vexer Alex (poke bis :3).
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Et là, c’est le drame. L’ouverture forcée à base de trousseau de clé laisse échapper une gouttelette qui atterrit malencontreusement sur le jogging BLANC de Canette.
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- Oh zyva hé ! Mon jogging blanc !
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Moi et ma vocation on s’empresse de faire taire cette horrible angoisse qui monte chez notre ami Canette avec son jogging immaculé.
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- Pas de panique, c’est de l’Oasis, ça part au lavage.
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(on tentera de ne pas relever le caractère misogyne à peine masqué de la réponse qui suit)
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- Ouais t’es une meuf toi, j’te fais confiance.
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Merci cher ami. De telles paroles me touchent. Vraiment.
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Jusque là, tout va bien, je vous l’accorde. Sauf qu’à la fin de sa phrase, il s’est passé un truc. Je ne sais pas tellement quoi, mais en tout cas il est passé du côté obscur de la force.
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Je suppose qu’il a réalisé en prononçant le mot « meuf » que oui, la chose en face de lui faisait bien partie de ces spécimens dotés d’un vagin. Son regard devient lubrique, la bave perle au coin de sa bouche et là, il me dit :
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- Et euh, tu veux pas aller à l’hôtel ?
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- AHAHAHAHA ! Euh………. Non !
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- T’es sure ? Tes potes peuvent venir hein si tu veux !
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C’est clair que l’option partouze est encore plus alléchante que l’option « Ouh pinaise des seins ! » Oo
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Le problème chez Canette c’est que quand son cerveau passe en mode Bite Power c’est comme le pilote automatique, ça s’arrête pas comme ça. Autant vous dire que j’étais pas mécontente d’être entourée de trois mecs.
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Aujourd’hui on en rigole encore. Parce que quand même c’était osé ! Mais je ne vous aurais surement pas raconté tout ça ici si mercredi je n’avais pas vécu une histoire de drague aussi loufoque. Plus gentillette cela dit.
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Récit 2
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Exceptionnellement, avec tous ces weekends rallongés, je me retrouve à passer 3 semaines à Grenoble sans machine à laver. Mercredi, alors que la pénurie de petite culotte me guette, je me rend à la laverie près de chez moi.
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Tout se passe bien jusqu’au séchage. Ca fait 2 fois 10 minutes et 2 euros 20 que ça sèche, c’est toujours pas sec, ça m’énerve, je me tâte pour le troisième séchage, je trie : le humide d’un côté, le trempé de l’autre, le quasi-sec plié dans le sac. Je jette un œil distrait vers la rue, bloque un peu, perdue dans ma réflexion quant au rapport bénéfice/coût du troisième tour de sèche-linge. Un type passe devant la laverie, tourne la tête et me regarde. A ce moment là je me dis « Et merde… Vu la tête qu’il a fait, à tout les coups c’est pour moi ça… ! » Ya des jours, je préfèrerais avoir tort. Surtout quand je suis en train d’exposer mes sous-vêtements dans un lieu public.
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Donc, Mr Laverie, une fois passé devant, se sent téméraire et fait demi-tour. Il rentre, me dévisage et là, s’en suit un dialogue digne d’un passage dans la 4 ème dimension. Du genre paranormal.
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- Euh, salut ! Pourquoi tu laves ton linge ici ?
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- Parce que j’ai pas de machine à laver ?
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- Et…., ça coûte cher ?
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- Les tarifs sont affichés là.
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- Et ça lave bien ? Je veux dire, c’est propre après ?
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- O_o Oui, le plus chiant c’est le séchage.
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S’en suit un passage sur la condition étudiante que « c’est chiant d’être étudiant » selon Mr Laverie. Ba ouais tu comprends quand t’es étudiant t’as pas de machine à laver et d’ailleurs pas la place pour non plus.
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Il a quand même eu un semblant de lucidité fulgurant. En plein milieu de notre échange passionnant, il s’arrête (oh quel dommage) pour dire :
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- Hihihi, tu dois me prendre pour un fou, moi je viens comme ça, là alors que tu plie tes fringues… !
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Ah ba ça, tu peux l’dire ! Encore que c’est pas vraiment pour un fou que je te prends là, tout de suite…
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Puis mine de rien il glisse :
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- Et sinon, avec tout ça, t’as le temps d’avoir un copain ?
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- Ah ça oui pas de souci. Dommage hein !
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- Oui, dommage pour moi surtout.
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- C’est bien ce que je disais. (et bim!)
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Vous imaginez bien que j’ai plus hésité trop longtemps pour le 3ème tour de sèche-linge… J’ai tout plié à la etvazyquejtexpediecaen2minutes et j’ai pris la direction de mon chez moi protecteur et vierge de tout mec relou.
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Sauf que la vie est une salope et qu’il allait dans la même direction que moi… Les 150 mètres les plus longs de mon existence. J’en ai profité pour me moquer un peu de lui :
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- Puta*n, on me l’avait jamais faite celle là quand même !
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- Hihi, oui, je me suis dit que si j’essayais pas je saurais pas.
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- C’est pas faux. Qui ne tente rien n’a rien.
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- Ah…… et……. euh…… j’voulais dire un truc j’ai oublié…… En fait j’ai perdu mon chien y a deux jours.
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- ô_O (même à l’écrit on voit bien ma perplexité)
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- C’était comme mon fils et du coup j’étais trop triste.
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- ô_O +++ (voilà que je vais encore devoir donner dans la consultation bénévole…!)
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- Oui et du coup depuis je me dis qu’il faut vivre le présent et oser des trucs.
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Je suis arrivée chez moi à ce moment là, je lui ai vaguement dit salut, il a continué sans même se retourner tellement il avait honte le pauvre chou !
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C’est dur la vie de dragueur expérimental.
Growing is Forever
Photo: Cassandra Murray; Titre: Circles Never End; Site: WeHeartIt; Lien.
Oh mon dieu, oh mon dieu mes amis, je vous abandonne tellement que bientôt vous allez me faire une méchante dépression, je le sens.
Mais voyez, en ce moment, j’ai trois vies en une au moins et je nécessiterais au moins 48h par jour pour checker tous les points de la liste qui grandit toute seule des choses à faire.
Le pire, c’est mon mémoire. Je croule sous les bouquins et les articles et mon cerveau aurait besoin de respirer un peu pour continuer à marcher normalement. Je vis mémoire, je pense mémoire, je dors mémoire, je respire mémoire, et du coup j’ai rien de bien passionnant à vous raconter (si on oublie le fait que j’allume le pc un jour sur deux pendant 10 minutes…). Mon temps libre, je le consacre à mon lit sinon je meurs.
Ne vous en faites pas, je reviendrais d’ici peu, mais croyez-le, c’est vraiment, vraiment pour votre bien.
En attendant de me voir revivre à nouveau, vous pouvez toujours suivre le Projet 365 sur UnJourUnHipstamatic.tumblr.com, je tiens le coup (et c’est une sorte de miracle!), même que la plupart du temps, mon souci principal c’est pas de réussir à faire une photo mais plutôt de choisir laquelle je préfère. Tant mieux et pourvu que ça dure!
Puis je vous met là une vidéo vue sur Morning By Foley, par ICI précisément!
Cette vidéo m’a fait craquer. Magnifique, elle m’a fait voyager et autant vous dire que j’en ai sacrément besoin en ce moment (surtout si c’est en 3 minutes seulement). Mais je vous laisse juger par vous même!
Growing is Forever from Jesse Rosten on Vimeo.
Bonjour, je suis étudiante en Psychologie et je cherche un stage.
Photo: Tellien; Titre: Help; Site: DeviantART; Lien.
L’heure est grave. Je viens vous écrire aujourd’hui parce que je suis désespérée.
Je suis étudiante en Master 1 de Psychologie Clinique à Grenoble II. Je fais mon Master 1 sur deux ans. J’ai consacré l’année qui vient de passer à mes matières et je garde l’année prochaine pour avoir tout le temps nécessaire à mon mémoire et à mon stage obligatoire.
Janvier, fin du premier semestre. Exams, stress, révisions. Mais j’ai mon semestre. Mes notes ne sont même pas si moches à regarder. Je suis contente.
Février, j’envoie des dizaines de CV accompagnés de jolies lettres de motivation manuscrites afin de me trouver un stage pour l’année prochaine. Il faut s’y prendre tôt, les places sont chères et peu nombreuses.
Avril, le sujet de mon mémoire germe de plus en plus dans mon esprit. Je note tout ce qui me passe par la tête dans mon Moleskine.
Mai, exams du second semestre, retour du stress.
Mai, le 5 plus précisément, la promo Master 1 de Psychologie Clinique finit son dernier exam. La prof que j’idolâtre accepte de me prendre parmis les étudiants dont elle va diriger le mémoire l’année prochaine.
Mai, le 7, j’ai rendez-vous avec une Psychologue du CHU. Elle accepte de me recevoir en tant que stagiaire, elle me conseille des lectures, on se donne rendez-vous en septembre.
Mai, le 30, le jury se rassemble pour les résultats du deuxième semestre, je valide toutes mes matières, les doigts dans le nez si je peux me permettre.
Je suis aux anges, tout roule, l’année prochaine est planifiée nickel chrome, j’ai mon stage, ma prof, mon thème. Tout va bien, la vie est belle, ne reste plus qu’à me documenter au maximum sur mon sujet.
Juin, le 14, je reçois un mail de la Psychologue du CHU, le service rencontre de graves problèmes organisationnels, elle ne peut plus me recevoir l’année prochaine.
Je m’effondre…
Elle me dit qu’elle va se renseigner auprès de ses collègues pour me trouver un stage de remplacement.
De mon côté, je recommence à chercher, à appeller. Je m’entend bien trop souvent dire « j’ai déjà des stagiaires pour l’année prochaine ». J’apprend également que le service en difficulté est le seul su Grenoble en onco-pédiatrie. Mais je ne me laisse pas abattre, je suis prète à changer mon thème de mémoire si il faut.
La psy me dit qu’elle a 3 pistes en pédiatrie. Espoir. Le plus important pour moi c’est de travailler avec des enfants, je voudrais être Psychologue pour enfants et adolescents moi, quand je serais grande.
Puis hier, je reçois un mail de la psy. Deux minuscules lignes qui m’annoncent « je n’ai pas trouvé de stage de remplacement, très cordialement ». Point.
Ces deux lignes résonent pour moi comme l’absolu synonyme de « ton année est foutue ».
Pendant les 10 minutes qui ont suivi je suis passée successivement par différents états. J’ai d’abord imaginé me jeter par la fenêtre (pas de panique, j’habite au rez-de-chaussé), puis j’ai été tenté de tuer quelqu’un, ensuite je me suis demandé si je n’allais pas me laisser sombrer dans la dépression et j’ai fini par m’imaginer une reconversion en fleuriste. Passé cet état de confusion, je me suis reprise en main.
C’est comme ça que toute la matinée et le début d’après-midi d’aujourd’hui j’ai contacté tous les hôpitaux de Rhône-Alpes et de la Drôme.
Malheureusement, ma liste longue comme le bras s’est vue diminuer à vue d’oeil au fur et à mesure de mes coups de fil. Je me retrouve maintenant avec seulement 4 non-refus (appelons-les ainsi) auxquels je n’arrive pas vraiment à croire…
C’est donc dans un élan de desespoir que je viens faire ma promo ici, sur mon blog, dans l’idée que peut-être la bonne oreille me lira, quelque part sur l’immense toile du net.
Donc, Psychologues Cliniciens Grenoblois et environnants, je suis étudiante en Master 1 de Psychologie Clinique, très motivée, pleine de ressources et prète à tout. Je recherche un stage de 140h minimum pour l’année scolaire 2010/2011. Je souhaite tout particulièrement travailler avec des enfants, j’aimerais que mon stage ai également un rapport avec la santé et le somatique.
Vous pouvez me contacter en cliquant sur le petit lien en haut à gauche de cette page, sous la bannière.
Merci à tous ceux qui me soutiennent, merci ceux qui m’on lue jusqu’ici.
Providence
Image: tissuepaperbeggar; Titre: Providence; Site: DeviantART; Lien.
Y’a des journées comme aujourd’hui où on a pas encore mis la tête hors de l’oreiller qu’on est déjà persuadée qu’elle va être pourrie.
Après avoir failli perdre un poumon (événement qui m’a appris que non seulement je n’étais pas guérie de ma crève mais qu’en plus la vilaine avait empiré entre hier et aujourd’hui), mon oreille à capté le doux bruit de la pluie qui tombe dru dehors.
Bien évidemment, Mimi le chat est rentré trempé et a écumé chaque centimètre carré de l’appart’ avant de se laisser attraper pour que je le sèche.
Outre ces petits désagréments, j’ai été sauvagement attaquée par une flemmingite aigüe, sans doute due à la maladie, quant au fait que je devais me lever pour prendre une douche avant de me mettre à blogguer parce que je suis à la limite de l’abandon de mes lecteurs et que je commence à flipper qu’on me poursuive en justice pour maltraitance.
Mais il parrait que la roue tourne toujours à un moment ou un autre et aujourd’hui ça se confirme. Au moment où je me suis prise en main (comprendre, « le moment où je me suis sorti les doigts du cul » mais c’est beaucoup trop vulgaire pour être écrit ici) et où mes jambes m’ont enfin portée jusqu’à la salle de bain, Dieu (s’il existe… (mais ce n’est pas le débat qui nous préoccupe ici.) Je le nomme ainsi mais après c’est vous qui voyez comment nommer la force supra-tutélaire qui m’a bénite ce matin), m’a récompensée de mon effort en faisant sonner mon téléphone. Et comble du bonheur, il a pris soin de mettre au bout du fil la gentille dame rencontrée il y a deux mois de ça lors d’un entretien d’embauche pour un petit boulot de référente de parcours dans le cadre du Dispositif de Réussite Educative de la ville.
J’ai donc été heureuse de m’entendre dire que j’avais décroché ce boulot, idéal pour ma carrière future ainsi que pour mon CV et qui va me permettre, en plus, de mettre un peu de beurre dans les épinards.
Merci Saint Martin d’Hères, merci la Maison Communale, merci Gentille Dame, et bonjour nouvel emploi!
Appelez-moi Mélisse…
Depuis toujours, on écorche mon prénom, je me bat pour qu’on le prononce ou l’écrive correctement. Malgré tout, je reste indulgente, parce que finalement, il est pas si évident. Mais il y a des limites et parfois ça frise le ridicule. Vous n’imaginez même pas le nombre incalculable d’appellations qu’on m’a donné…
Pour la petite histoire, Maÿlis (qui se prononce donc Ma-i-lisse), vient d’un petit village du sud-ouest: Sainte-Maylis. La légende raconte que dans ce petit village, la Vierge Marie serait apparue avec un bouquet de Lys à la main. Ceci donna Marie-aux-lys puis Maÿlis. Donc non ça ne vient pas de Maël, non ce n’est pas breton, non ce n’est pas un prénom inventé et j’en passe…
Les difficultés ont commencé dès ma naissance. Au moment de déclarer à la Mairie, ma Maman c’est trouvée bien embêtée quand on lui a refusé l’orthographe. A l’époque en effet, c’était un peu plus restreint qu’actuellement où appeler son enfant Swiffer ne pose pas vraiment de problème. Mon prénom de naissance officiel est donc Maïlys, du moins c’est comme ça que c’est écrit sur certains papiers officiels. Pourtant, il y a plusieurs années, ma Maman a décidé qu’il était temps de rétablir l’ordre des lettres et on l’othographie avec le « y » en premier. Et tant pis pour la carte d’identité ou la carte vitale. On est des rebelles! Je vous avoue que des fois je pense quand même qu’un jour ça finira par me poser problème pour une raison ou une autre… Advienne que pourra, en attendant on croise les doigts.
Après cette histoire d’administration, c’est bien sûr l’Education Nationale qui s’y est mise. C’était toujours moi qu’on écorchait lors des premières listes d’appel, j’vous raconte pas le traumatisme (non, là j’exagère ^^). Le pire ça a été à partir du collège parce que, qui dit collège, dit moult profs, dit moult écorchages. Pour les plus marquants, ma prof de Français en seconde. On s’est détestées toute l’année scolaire et ce, pas cordialement du tout et j’ai bien peur que la prononciation de mon prénom y ai été pour quelque chose… Récit.
Premier cours, premier appel, voici mon tour:
- « Mélisse?
- Maÿlis madame, il y a des trémas sur le « y ».
- Je n’ai pas de trémas sur ma feuille d’appel puis de toute façon ça n’existe pas, des trémas sur un y! »
Je vous épargne le dialogue de sourd qui s’en suivi, bravo la prof de français… En tout cas je peux vous dire qu’elle m’a appelé Mélisse toute l’année scolaire, que j’ai été déclarée coupable de mon tréma sur un y et que du coup je l’ai payé d’appréciations désagréables et de nombreux cours de soutien injusifiés le jeudi soir.
Un autre prof de seconde (j’étais gâtée cette année là -_-’), mon prof de physique que j’adorais, contrairement à la vieille pie de prof de français, me nommais Maÿli, Méli, ou encore Maÿli……se! Autant vous dire que lui, il n’a jamais réussi à m’appeler correctement mais il était si gentil que ça ne me gênait pas, au contraire, on rigolais bien à chaque début de cours. Il était même incroyablement inventif malgré lui et c’était un nom nouveau chaque semaine. D’ailleurs, Monsieur Cusset, si vous me lisez, je vous aime! (Ca, c’est chose faite!)
Bon sinon, comme ça, en vrac, à part ceux cités plus haut, j’en ai eu pas mal, des prénoms. Parmis eux: Maëlis (un classique), Mélissa, Maélis (la soeur de Chéri sur le faire-part de mariage pas plus tard que la semaine dernière), Mailisse, Maëlisse (le pire), Maelliss (si,si avec 2 « s » 2 « l » et sans « e »), Mailize, et bien sûr je passe la totalité des orthographes ça serait trop long mais je pense que vous imaginez bien le truc.
J’imagine actuellement que même si j’ai eu droit à la crème des crème, je ne suis sans doute pas au bout de mes surprises. Je fait en général montre d’une grande patience même si voir mon nom mal écrit me fait toujours dresser les cheveux sur la tête.
Je vous laisse donc imprimer la bonne orthographe si toutefois il vous arrivait de me citer quelque part ou si vous avez la subite envie de me nommer dans un commentaire. En ce qui me concerne, je prend mon mal en patience en attendant un futur béni dans lequel les formulaires internet ne me diront plus: « Erreur: veuillez rentrer un nom valide ».
























